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ADF 2019

Conséquences des usures dentaires sur la dimension verticale. - ORTHLIEB Jean-Daniel



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Séance B29 : Usure dentaire et dimension verticale: traiter ou ne pas traiter?

Depuis Niswonger, en1938, nous devrions savoir que la présence de dents usées ne signifie pas que la DVO est systématiquement diminuée. Une égression compensatrice, en particulier antérieure, est très fréquemment observée. Pour identifier une perte de DVO, il est plus pertinent rechercher la combinaison d'une perte de calage postérieur à une perte de d'appui antérieur. Ces pertes de calage sont le résultat de causes diverses (édentement, érosion, fracture, délabrement, abrasion, attrition, migration, descellement), ou de sous-occlusion iatrogénique. 

à propos de la Dimension Verticale d'Occlusion, quelques vieilles croyances non fondées sont encore souvent évoquées. :" surélever la DVO serait dangereux "," diminuer la DVO comprimerait l'A.T.M ", " posture de repos et espace libre seraient des référentiels stables "," les tests phonétiques seraient reproductibles"," les étages inférieur et supérieur de la face devraient être égaux "," les variations de DVO devraient être réalisées progressivement". Parmi ses croyances on peut noter "Usure dentaire signifierait perte de DVO ". Aucune de ces assertions n'est exacte.

Usures

Usure ne signifie pas toujours perte de DVO. Bruxisme ne veut pas toujours dire usure dentaire et usure ne veut pas toujours dire bruxisme. Les usures érosives peuvent être présentes sans bruxisme, ou fortement majorées par le bruxisme. Dans les reconstructions des atteintes érosives étendues, la présence d'un bruxisme sévère représente un facteur de risque à identifier et à prendre en charge.

DVO

Usure ne signifie pas toujours perte de DVO, mais on peut augmenter la DVO même sur un sujet n'ayant pas perdu de DVO. Il est possible de jouer avec la DVO en particulier pour gagner en espace prothétique pour augmenter la résistance mécanique. Quelques principes simples sont à respecter :

- Les Variations de la DVO se font en Relation Centrée.

- Les indicateurs généraux (aspect global du visage, indicateurs squelettiques) donnent des informations à environ 5 mm près.

- L'espace prothétique est un élément majeur de décision : il est évalué au niveau postérieur et antérieur.

- La relations des dents antérieures doivent optimiser la fonction de guidage.

Les deux indicateurs dentaires (espace disponible et guidage) représentent les véritables clés de décision, bien entendus confrontés à l'invasivité du traitement envisagé.

L'étude sur articulateur est irremplaçable pour apprécier directement l'influence des variations de la DVO sur les hauteurs prothétiques (antérieure et postérieure) et sur les relations des dents antérieures (surplomb, recouvrement). 

Le plus souvent on désire augmenter la DVO pour disposer de suffisamment d'espace prothétique. Un rationnel de décision est proposé en quatre étapes. 

1.Une première étape vérifie le feu vert musculo-articulaire.

2.Une seconde étape analyse les conséquences de la variation verticale sur le surplomb et le recouvrement antérieur. 

3.Par rapport à l'établissement des contacts antérieurs, les hauteurs prothétiques antérieures et postérieures sont évaluées compte tenu des impératifs mécaniques coronaires ou radiculaires. 

4.Dans une dernière étape, la proposition issue des indicateurs dentaires est confrontée à ses conséquences sur le plan d'occlusion, sur la typologie squelettique, sur la fermeture labiale et sur l'esthétique.

5.La variation de DVO est toujours quantifiée en millimètre au niveau des incisives et transformée en valeur au niveau de la tige incisive.

Références :

- Orthlieb J-D, Rebibo M, Mantout B. la dimension verticale d'occlusion en prothèse fixée. Cah Prothès. 2002;(120):67-79.

- Orthlieb JD, Ehrmann E. Dimension Verticale d'Occlusion : des mythes et des limites. Réalités cliniques 2013, 24,2 : 99-104. 

Miramont E, Orthlieb JD. Perte de calage, usure, érosions, migration et Dimension Verticale d'Occlusion. Réalités cliniques 2013, 24,2 : 105-112

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