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Traitements restaurateurs de la dent de 6 ans - Pia Jean-Philippe



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Séance - D108 : Toutes les clés pour préserver ou restaurer la dent de 6 ans

La première molaire maxillaire est un des protagonistes les plus important de l’arcade dentaire. Son éruption précoce, sa position centrale et son rôle fondamental dans l’occlusion font de la dent de 6 ans une dent très rapidement mise à l’épreuve. Première molaire définitive à faire son apparition sur l’arcade, elle est aussi la première à être extraite. A l’opposé des démarches préventives, les consultations pour raison douloureuse restent nombreuses et fréquemment trop tardives, chez un enfant en souffrance et dont la prise en charge est souvent complexe. Devant une perte de substance qui peut être d’origine multiple, l’attitude à adopter doit se diriger vers une restauration qui permette de restituer la fonction selon une démarche de moindre mutilation. Le respect du gradient thérapeutique et la préservation tissulaire se doivent, actuellement, de guider nos thérapeutiques. Ces principes souvent complexes à mettre en œuvre et souvent évoqués chez l’adulte, trouvent tout leur sens chez l’enfant ou l’adolescent. La restauration de la première molaire permanente, de par son rôle stratégique, est fréquemment un challenge pour le praticien lorsque celle-ci est touchée. L’atteinte est souvent importante et la conservation des tissus résiduels souvent complexe à associer avec une restauration « a minima ».

De nombreuses situations de degrés de complexité différents peuvent être retrouvées (i.e. : anomalies de structure, atteintes carieuses) avec une perte de substance plus ou moins importante. Les consultations confrontent le praticien à un délabrement souvent conséquent. L’atteinte pulpaire est fréquemment engagée et la préservation tissulaire un véritable défi. Face à de telles situations, le potentiel de cicatrisation pulpaire est souvent, chez l’enfant ou le jeune adulte, un précieux allié. L’attitude à adopter par le praticien est celle de la conservation tissulaire pour préserver au maximum l’organe dento-pulpaire. Cette volonté se développe depuis quelques années appuyée par le développement de substituts dentinaire et de matériaux de restauration (céramique, composite ou hybride) toujours plus performants. Lorsque l’atteinte est supérieure, la préservation de la vitalité pulpaire n’est plus toujours possible. Malgré cela, c’est la quantité et la qualité de substance résiduelle et non la présence d’un traitement endodontique, qui vont guider le praticien sur le choix du type de restauration (directe ou indirecte) à adopter. Le principe du « No post-No crown » évoqué par Pascal Magne se doit d’être respecté afin éviter, lorsque cela est possible, le recours aux restaurations corono-radiculaires, trop souvent délabrantes. Les thérapeutiques que nous réalisons doivent être protectionnistes et non interventionnistes afin de simplifier nos démarches futures si la nécessité de ré-interventir s’avère nécessaire.

De multiples protocoles conservateurs, de degrés complexité différents, sont clairement définis actuellement. C’est par le respect de ces règles que des restaurations durables, « a minima », pourront être réalisées. Au travers de plusieurs cas cliniques, ayant pour volonté d’illustrer au mieux les situations les plus fréquemment rencontrées lors de nos consultations, nous détaillerons les démarches à adopter pour répondre au respect des règles précédemment évoquées.

 

1. Paul, S. J. and P. Scharer (1997). "The dual bonding technique: a modified method to improve adhesive luting procedures." Int J Periodontics Restorative Dent 17(6): 536-545.
2. Reeh, E. S., et al. (1989). "Reduction in tooth stiffness as a result of endodontic and restorative procedures." J Endod 15(11): 512-516.

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