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Les conférences du congrès ADF

Sécurité sanitaire, sécurité des soignants - Jamet Frédéric



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Séance - D84 : L'organisation interne du cabinet : le concept DME

Depuis plus de 20 ans la médecine bucco-dentaire évolue au même rythme que le droit des patients. Tchernobyl (1986) a eu des retombées conséquentes ; la culture de sécurité a été initiée et désigne désormais un ensemble cohérent et intégré de comportements individuels et organisationnels, fondé sur des valeurs partagées, qui cherche continuellement à réduire les dommages liés aux soins (European Society for Quality in Health Care, 2010).
La volonté de transparence, voulue par les pouvoirs publics comme par les patients, traduit la fin d’une ère, celle de la confiance aveugle.
Actuellement, un patient sur 10 est victime d’un événement indésirable grave après un séjour hospitalier. En cas d’incident, avec la recherche d’une faute du professionnel, on vérifie l’absence (ou le non respect) de règles de sécurité. La prévention de ces incidents et leurs traitements suppose des procédures bien définies avec des règles simples, communes aux services hospitaliers, transposables avec de nombreuses modulations aux professionnels libéraux.
Le programme national pour la sécurité des patients (DGOS/PF2/2013/298) est l’exemple d’un outil pertinent pour accompagner l’évolution sécuritaire de la société d’aujourd’hui. Il s’agit d’un « guide d’entretien » sur la sécurité du patient que les usagers sont invités à poser aux chefs d’établissements hospitaliers. La démarche peut sembler éloignée des cabinets dentaires. Les questions peuvent cependant concerner l’organisation de la gestion des risques ou l’existence d’indicateurs de la sécurité des soins, quel que soit le contexte.
Plutôt que de répondre aux interrogations des patients, les procédures de sécurité des soins peuvent faire l’objet d’une démarche positive du chirurgien-dentiste. En mettant des mots faciles à comprendre sur des mesures appliquées au cabinet dentaire, le patient comprend mieux les traitements mis en œuvres, les risques probables et de leur gestion.
Quelles aides et quels outils peuvent accompagner le chirurgien-dentiste au quotidien et lui simplifier la communication et l’exercice serein, suivant la culture de la sécurité ? Comment transformer la gestion fastidieuse du document unique, du registre unique du personnel, des déchets, de la radioprotection, de la traçabilité, etc., en autant de moyens permettant l’exercice dans un climat de sérénité, avec même la promotion des soins, la prévention des contestations, l’économie de temps et d’énergie ?
Comment limiter les erreurs par l’exécution de scénarii, d’auto-vérification, de contrôles internes et externes et de fiches d’autoévaluations ?
A travers des exemples simples et précis, le Dr Frédéric JAMET, chirurgien-dentiste, va exposer comment l’application méthodique et « intelligente » des normes de sécurité peut apporter comme atouts, au chirurgien-dentiste et à ses salariés, bien souvent sans même que l’équipe dentaire ne s’en rende compte.

Bibliographie :
INSTRUCTION DGOS/PF2/2013/298 du 12 juillet 2013 relative au Programme national pour la sécurité des patients.
Amalberti, R. (2002). Les effets pervers de l’ultra-securité en médecine. Revue hospitalière de France, 489, 7-15.
Nascimento, A. (2011). Sécurité des patients et culture de sécurité: une revue de la littérature. Ciência & Saúde Coletiva, 16(8), 3591-3602.
Occelli, P. (2010). La culture de sécurité des soins: du concept à la pratique.

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