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Le cone beam en endodontie - Patel Shanon



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Séance - D94 : Le cone beam en endodontie : évolution des indications et épidémiologie

Une des étapes les plus importantes du traitement endodontique est la radiographie.
La radiographie rétro alévolaire sert à analyser l’anatomie canalaire, identifier l’absence ou la présence d’un lésion apicale, sa localisation, sa taille, elle donne aussi une part d’information concernant les structures anatomiques voisines.
Dans la plus part des cas, cet examen est suffisant, il est peu irradiant et efficace.
Il a cependant ses limites, et parfois la prescription en seconde intention d’un examen au cone beam CT ( CBCT), apporte de précieuses informations, qui permettent d’anticiper les difficultés techniques, mais aussi de planifier de façon stratégique le traitement , avec en sa possession, des informations qui facilitent la prise en charge du cas.

En matière de détection des lésions apicales, le CBCT identifie les lésions avant même qu’elles n’apparaissent sur un cliché rétro-alvéolaire.
L’équipe de Lofthag-hansen montre que l’on détecte 62% de plus de lésions apicales que lorsque l’on prend deux clichés, un orthocentre et un excentré.
Notre équipe ( Patel & al) a montré que le CBCT avait une capacité à détecter la présence d’une lésion ( sensitivité) nettement supérieure aux films conventionnels.
Le fait de pouvoir diagnostiquer plus tôt une lésion apicale d’origine endodontique pourrait augmenter les chances de guérison, par le simple fait que le traitement serait réalisé plus tôt.

En matière de pré-traitement chirurgical, en trois dimensions, il devient très simple d’analyser les relations anatomiques entre les racines et les structures anatomiques avoisinantes (comme le foramen mentonnier, le canal alvéolaire inférieur et le sinus maxillaire). En terme de technique chirurgicale, de voie d’accès et d’anticipation, c’est vraiment l’examen d’excellence. La taille et la localisation des lésions apicales est finement appréciée et le geste comme les temps opératoires peuvent être anticipés.

En matière de prise en charge des traumas, le CBCT apporte des informations concernant l’état dento-alvéolaire et améliore grandement la qualité de la prise en charge par la précision des informations apportées.
Le fait de pouvoir naviguer dans le volume sans être géné par une distorsion de l’image ou un bruit anatomique, est précieux. Une étude récente montre que la détection des fractures verticales est plus performante au CBCT qu’en deux dimensions, et l’examen est facile à réaliser, il est plus confortable pour les patients.

Quant à la capacité à anticiper sur l’anatomie du réseau canalaire, il est prouvé que l’examen conventionnel ne peut révéler le nombre exact de canaux, et qu’en utilisant les examens conventionnels, on passe à peu près à côté de 40% du nombre réel de canaux dans une dent. L’usage du CBCT à cette fin s’avère très utile dans les anatomies complexes. Exactement comme dans le cas des traitements chirurgicaux, le fait de pouvoir anticiper la difficulté technique à venir, aide à la planification du traitement,. Il devient possible aussi d‘utiliser certains logiciels qui facilitent l’analyse anatomique et donc de préparer le matériel adapté, le calibrer le temps opératoire ou de confier le cas.
La technologie en matière de CBCT est en constante évolution, ils deviennent financièrement plus accessibles, et il font de leur usage une véritable option thérapeutique. Bien sûr, il est important d’acquérir les connaissances nécessaires au bon usage de l’appareil et à la bonne conformité des indications de prescriptions, aux normes diagnostiques et thérapeutiques. En gardant en tête que l’exposition au rayonnement doit être mesurée et raisonnable.
Les doses d’irradiation correspondant à un tel examen sont nettement supérieures à celle de la radiographie conventionnelle. Et la conformité aux données acquises de la science est un essentiel qui devrait guider les cliniciens.

REF 1
Kamburoglu K, Cebeci ARI, Grondahl HG. Effectiveness of limited cone-beam computed tomography in the detection of horizontal root fracture. Dent Traumatol 2009; 25: 256–261.
Patel S, Dawood A, Mannocci F, Wilson R, Pitt Ford T. Detection of periapical bone defects in human jaws using cone beam computed tomography and intraoral radiography. Int Endodont J 2009; 42: 507–515.

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