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L'information du patient, le temps de la promotion - Haim Frédéric



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Séance - D84 : L'organisation interne du cabinet : le concept DME

Le consentement du patient à un acte médical suppose qu’il ait préalablement reçu une information complète et disposé d’un temps de réflexion suffisant pour prendre sa décision.
L’information du patient, obligation déontologique, consacrée par la jurisprudence, est devenue une obligation légale par la loi du 04/03/2002, qui en a étendu les contours. Son champ est désormais particulièrement vaste et concerne tous les stades du traitement :
• Connaître le diagnostic et être informé sur son état de santé ;
• Recevoir toutes les propositions de traitement et les solutions thérapeutiques possibles, conformes aux données acquises. Ce droit du patient est doublé d’une obligation de conseil où le praticien éclaire le patient sur les avantages et inconvénients des différentes solutions, le renseigne sur le bénéfice escompté, les risques des différents traitements ou de l’abstention thérapeutique. Il l’informe sur le coût financier propre à chaque solution et rédige les devis légaux.
• Prendre connaissance du déroulement des soins, des suites attendues, des incidents intervenus et de leurs conséquences possibles ou des modifications éventuelles du plan de traitement initial.
• Obtenir, à l’issue du traitement, des conseils et des prescriptions pour un comportement adéquat assurant la pérennité de la thérapeutique (suivi régulier, maintenance, etc.).
Des documents relatifs à la traçabilité des dispositifs utilisés peuvent être également communiqués (notamment dans le cas des DMSM).
Toutes ces séquences d’information sont autant d’occasions pour promouvoir l’exercice et mettre en valeur le praticien et son équipe.
L’écrit reste un moyen probant de la dispense de l’information, mais une distribution de fiches-types, se bornant à l’énumération des risques et complications, ne satisfait pas vraiment à l’exigence de « consentement éclairé ». L’échange oral et la personnalisation du document écrit sont indispensables dans le cadre du « colloque singulier » qui fonde toute relation de soins.
L’objectif de cette présentation est de montrer qu’une information de qualité, donnée en toute transparence, loin de représenter un pensum ou une perte de temps, constitue un moyen de gagner la confiance de son patient, de valoriser l’image de professionnalisme du cabinet et d’augmenter son efficience.
A travers des exemples tirés du fonctionnement quotidien d’un cabinet d’omnipratique et d’un cabinet d’orthodontie, nous verrons comment l’information dispensée à toutes les étapes du traitement permet de renforcer l’adhésion du patient, d’assurer un bon degré de coopération pour des soins parfois longs et contraignants. Plus qu’une contrainte, l’information devient alors une opportunité qui assure au praticien une sérénité d’exercice et permet de réduire la fréquence de situations conflictuelles ou de les désamorcer, y compris quand survient une complication, un incident ou un aléa thérapeutique.
Bibliographie
J-C. CHOCQUE, M. SABEK : Alternatives thérapeutiques et devoir d’information : Le risque judiciaire. Le Chirurgien-Dentiste de France N° 1712, 16-17 ; 2016.

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